Ambiance
survoltée mercredi soir dernier au Lula Lounge. Le restaurant cabaret
accueillait la chorale francophone Les Voix du Cœur pour son spectacle
de fin d’année, qui a fait salle comble.
Au
vu des applaudissements chaleureux et cris de joie des spectateurs, la
soirée de mercredi a sans conteste été un succès. L’ensemble vocal Les
Voix du Cœur, dirigé par Manon Côté, présentait au public du Lula
Lounge des chansons travaillées pendant l’année.
Accompagnés
par des musiciens, dont le pianiste Gabriel Drouin, les vingt-six
choristes ont proposé un programme en trois parties, intitulé «En deux
temps, trois mouvements», reprenant des chansons francophones célèbres
et quelques titres en anglais.
Fondée
il y a 18 ans, la chorale est ouverte aux francophones qui souhaitent
s’adonner à leur passion pour le chant dans une ambiance détendue et
bon enfant. Seules conditions pour intégrer la chorale: avoir une voix
juste et aimer chanter en français.
«Cette
année le spectacle mêle des idées très diverses», explique Catherine
Chereau-Sharp, chargée de la communication et de la logistique du
groupe.
«Chaque été, Manon Côté planche sur de nouvelles idées et arrive avec un thème préétabli à la rentrée.»
L’année
dernière, l’ensemble vocal s’était produit autour du thème «Au fil des
saisons». Pour le spectacle donné mercredi et jeudi soir, la directrice
musicale n’a pas manqué d’idées. La soirée a commencé par un hommage à
des chanteurs célèbres disparus.
Le public a eu le plaisir d’écouter Chanson pour l’Auvergnat de George Brassens ou Jolie Môme de Léo Ferré, interprétées à quatre voix par l’ensemble des choristes.
À noter quelques chansons anglophones archiconnues comme What A Wonderful World et Imagine de John Lennon, joliment interprétées en solo.
La
seconde partie, intitulée «De la tête aux pieds» a laissé place à des
titres mentionnant des parties du corps humain, chantés tantôt en
groupe, tantôt en solo.
Les spectateurs ont entre autres été séduits par J’ai un bouton su’l bout d’la langue de La Bolduc, une chanson pas facile qui nécessite une interprétation dynamique.
Serge Paul, comédien fondateur des Productions BombeDimai, invité par les Voix du Cœur, a pris part au spectacle en présentant Ma tête, mon cœur, mes couilles du slammeur Grand Corps Malade.
Après
une pause bien méritée, les chanteurs amateurs étaient de retour sur
scène, avec perruques, costumes et accessoires, pour un palmarès des
années 70 en dix titres, dont des chansons québécoises comme La dame en bleu de Michel Louvain ou J’ai un amour qui ne veut pas mourirde
Renée Martel. Les chansons sont interprétées en petits groupes, parfois
avec un soliste et quelques chanteuses pour les chœurs.
«On
est vraiment dans une ambiance cabaret», commente Catherine
Chereau-Sharp. Le jeune Philip-Nicolas Varga a eu droit à un tonnerre
d’applaudissements après son interprétation de L’oiseau qui a charmé le public.
La soirée s’est terminée dans une ambiance de fête et de paillettes avec I Will Survive et Voulez-vous,
bouquet final disco de la soirée. «Pour ce premier soir, on est
vraiment très content que la salle soit pleine», commente Catherine
Chereau-Sharp.
La
saison s’achève pour la chorale qui reprendra ses activités à l’automne
prochain en proposant des auditions à ceux qui souhaiteraient rejoindre
le groupe.
«On
cherche toujours des hommes, c’est le problème de tous les ensembles
vocaux», explique-t-elle, la chorale ne comptant que quatre
représentants de la gente masculine.
Alors messieurs, à bon entendeur!
18
ans. L’âge de la majorité, mais encore l’âge de la folie. Les Voix du
Cœur ont dix-huit ans, ça se fête. Aussi, ils ont fêté l’évènement
comme il se doit. Au Lula Lounge, cette salle de cabaret située dans le
quartier brésilien de la ville. Les Voix du Cœur sont un chœur
francophone d’une trentaine de membres, dont trois hommes. Chaque
année, sur deux soirs, ils produisent un spectacle qui fait salle
comble. Le Lula Lounge peut accueillir 185 personnes, ce qui donne une
idée de l’ampleur de leur succès.
Le
spectacle était intitulé « En deux temps trois mouvements ». D’après
Manon Côté, qui dirige le chœur depuis 16 ans, « Le titre a été donné
après coup. Les œuvres présentées sont tellement éclectiques que nous
avons séparé le spectacle en deux temps, et trois thèmes : Les grands
disparus, de la tête aux pieds et les années 70 ».
En
effet, le spectacle a commencé sobrement, avec l’Auvergnat de Brassens,
repris par l’ensemble du chœur, suivi de Frédéric, de Claude Léveillée.
Le ton était donné. Les œuvres présentées seront tantôt canadiennes,
tantôt européennes.
À
noter également l’ouverture à d’autres cultures, telle la culture
lusitanienne. Mariléa Manzini et Sylvain Tagyimedjeu Dadjeu ont
interprété Sodade, de la chanteuse capverdienne Cesaria Evora. Un
morceau de bravoure pour un mot impossible à traduire en français, mais
qui se rapprocherait de « manque habité », selon le musicien Pierre
Barouh.
Après
ces moments d’émotions, place à la rigolade. Le deuxième temps était
consacré au corps, « de la tête au pieds, avec tout ce qu’il y a entre
les deux », pour reprendre les mots de la présentatrice Catherine
Audet. S’en est suivi une très remarquée intervention de Serge Paul, de
la troupe de théâtre Bombedimai, qui a interprété un slam de Grand
Corps Malade : Ma tête, mon cœur et mes couilles. Serge Paul s’est tant
plût sur scène qu’il est resté présenter la suite du programme : les
années 70. En particulier au Québec. Paillettes, perruques, pattes
d’eléphant.
L’attirail
était de sortie, pour un petit moment nostalgie. « Les années 70
étaient une époque complètement folle, déclare Manon Côté. Nous avons
voulu rappeler des souvenirs à ceux qui l’ont vécu au Québec, et faire
découvrir des chansons aux européens. Tout en s’amusant. » Le pari est
réussi.